Vers un ralentissement de la hausse des prix de l'immobilier ?

Si la hausse des prix de l'immobilier ancien reste élevée sur un an, les prix amorcent cependant une baisse sur les trois derniers mois.

Tous marchés confondus, les prix signés affichent ce trimestre une baisse de 0,5 %  (contre + 2,5 % au trimestre précédent) selon la dernière livraison du baromètre LPI-Se Loger. Sur un an, la hausse des prix est encore élevée, à 4,5 % (contre + 4,1 % en août).

Pour acheter un logement sur le territoire français, il faut compter aux alentours de 3 472 € du m², 3 208 € du m² pour une maison (en hausse de 5,4 %) et 3 718 € s'il s'agit d'un appartement (en hausse de 3,9 %).

Cette tendance cache toutefois de fortes disparités entre les régions.

L’ouest de la France enregistre une très forte poussée du prix de leur immobilier  ancien :

Brest affiche une hausse annuelle de 10,9 % pour atteindre 1 965 € du m², + 11,5 % à Angers, + 12,8 % à Saint-Nazaire et 7,9 % à Nantes (à 3 645 €/m²) .

En revanche, Bordeaux confirme son orientation à la baisse.

Sur l’année les prix ont accusé une baisse de 0,2 %, soit une moyenne à 4 675 € du m².

A Lille, la tendance n’est pas au recul des prix mais à leur ralentissement avec une hausse qui se limite à 3,2 % sur l’année et une demande qui tend à se délocaliser pour gagner les villes voisines.

Villeneuve-d’Ascq et Roubaix voient ainsi le prix de leur immobilier augmenter de 12 % sur les douze derniers mois.

Même constat à Lyon avec une hausse de 7,5 % (à 5 167 €/m²) et 11,7 % pour Villeurbanne (à 3 419 €/ m²).

Marseille affiche une hausse de 4,4 % (3 143 €/ m²). Paris enregistre une hausse de 6,1 % avec une moyenne au m² qui dépasse les 10 000 € (10 883 €) : avec une hausse record de +14,1 % dans le 1er arrondissement pour une moyenne des prix de 10 925 €/m², et la plus faible hausse dans le 4e arrondissement, + 0,6 % (12 287 €/m²).

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